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M. Mourad Boucif

Mourad Boucif : Je tenais d'abord à commencer par rendre hommage à toutes les personnes qui sont actives et qui travaillent dans la discrétion. A aucun moment je ne voudrais que nos actions " visibles " cachent ou dénaturent celles qui sont menées dans l'ombre, avec beaucoup de forces et de convictions.

Je suis né en Algérie en 1967, comme une bonne partie des Marocains, mes parents avaient immigré dans ce pays car à l'époque il y avait du travail, notamment dans les vignes.

Vu que les événements se sont vite précipités en Algérie, après l'Indépendance tous les étrangers ont du partir, dont mes parents. A l'âge de 10 mois, j'ai quitté ce pays pour aller en France, dans la région de Reims, pour une période de 5 ans. Après ma dernière année en maternelle, je suis arrivé en Belgique en 1ère année de primaire, à l'âge de 6 ans, où les sœurs de mon père vivaient déjà. J'ai étudié d'abord à Jette, puis à Molenbeek-Saint-Jean, où je vis depuis toujours.

Wafin.be: Quelle a été votre formation ?

Mourad Boucif : J'ai un parcours assez particulier, comme beaucoup de ma génération. J'ai arrêté mes études, puis j'ai effectué mon service militaire car j'étais déjà belge à l'époque. Mon père a eu l'intelligence de faire la demande de naturalisation à l'époque, alors que c'était très mal vu par la communauté … Donc, dans l'absence de cette motivation à l'école, j'ai arrêté en 5ème technique de qualification, en sciences économiques, j'ai fait mon service militaire en 1989 et 1990 en Allemagne, juste après moi c'était la dernière levée et la fin de l'obligation du service militaire. Etant donné cette expérience, j'ai travaillé dans la sécurité, puis j'ai commencé à chercher dans d'autres secteurs, ce qui coïncidait avec le " boom " de l'associatif après les émeutes de Forest notamment, avec la volonté du politique de créer des maisons de jeunes, etc. A l'époque, il y avait une grande maison de jeunes qui s'appelait " Le centre de jeunes du quartier maritime ", un centre indépendant et fort actif à Molenbeek-Saint-Jean. J'ai commencé à fréquenter ce lieu en tant que bénévole, et c'est comme ça qu'après plusieurs mois, je suis devenu animateur. En parallèle, il me fallait un savoir-faire et j'ai commencé des cours supérieur d'éducateur spécialisé à Namur et à Bruxelles. Ces trois années d'études m'ont vraiment servi et m'ont été d'une précieuse aide sur le terrain.

Si j'ai repris les études, c'est parce que j'ai vraiment galéré pour trouver un travail dans l'associatif, car sans diplôme on n'est pas reconnu ! J'ai eu une période un peu difficile pendant 2 ans, malgré maintes demandes introduites auprès de l'ORBEM entre autres, ce fut toujours le refus au bout de la procédure, j'ai donc compris qu'il me fallait absolument ce document ; à vrai dire, le diplôme n'était pas le seul point négatif, à cette époque le fait même d'être d'origine étrangère ne facilitait pas la tâche, et si on y ajoutait l'absence de toute qualification, le compte était bon pour être régulièrement exclu.

A la fin de mes études, j'ai d'abord été engagé comme éducateur, puis coordinateur et enfin président de la maison des jeunes. Une maison qui vivait pratiquement sans subvention, ce qui nous permettait d'effectuer avec l'équipe et les jeunes un réel travail de terrain, de citoyenneté, d'émancipation, d'esprit critique,… Contrairement à une majorité de maisons de jeunes, ce qui a précipité quelque part sa fermeture. J'ai ensuite travaillé dans d'autres structures.

Wafin.be: On connaît plus Mourad Boucif comme cinéaste, comment la passion du cinéma est née ?

Mourad Boucif : Vous savez, j'ai beaucoup d'admiration pour mon père, parce que je trouve qu'il a toujours été quelqu'un d'exemplaire et souvent très prévisible, il a eu l'idée d'acheter un jour une caméra VHS qui coûtait très cher à l'époque, en vue de filmer les événements familiaux. Il fallait filmer et immortaliser ces réunions de famille, ces moments forts... Au début c'était mon grand frère qui s'en occupait, puis à un moment donné j'ai pris la relève et depuis je me suis toujours retrouvé derrière la caméra, j'étais réquisitionné sans que l'on me demande mon avis, presque naturellement, et ma nature timide et mon caractère réservé ont aidé à me pousser derrière l'outil plus tôt que devant.

En parallèle, quand je suis entré dans l'associatif, avec le manque de subventions, le manque de moyens on devait souvent faire appel à la créativité, à l'imagination,… Un jour j'ai crée un atelier de réflexion avec des jeunes et des parents, l'objectif était de réfléchir sur les réalités que l'on pouvait rencontrer dans le quartier. Ce groupe de travail a débouché sur un atelier vidéo. J'ai donc été recherché cette caméra chez moi, ce qui m'a posé beaucoup de problèmes parce que je la prenais souvent en cachette, pour faire des petits films. Mes petits frères inconsciemment s'amusaient chaque soir à diffuser les œuvres. Ce qui me causait souvent des petits problèmes avec mon père. C'est comme cela qu'est né un petit film qui s'intitule L'amour désespoir, un court métrage de 29 mm. Ce film, qui est une réalisation collective des habitants du quartier, a eu un énorme succès.

Wafin.be: Après cela vous vous êtes lancé dans la réalisation, c'était le déclic …

Mourad Boucif : Tout à fait, parce que je me suis rendu compte que cet outil était noble et pouvait faire émouvoir les gens ! Je me retrouvais dans des concours, des salles avec 400 ou 500 personnes, avec des pères de famille qui venaient me trouver après les projections pour me serrer la main avec une sincérité forte et un regard très poignant … A ce moment là, avec d'autres personnes de notre groupe, nous avions compris que l'on avait réussi quelque chose de très, très fort. Et que nous étions dans l'obligation de continuer…

Wafin.be: De quand date le premier court métrage ?

Mourad Boucif : En 1996 … Depuis lors, j'ai réalisé un moyen Kamel (un film qui nous plonge dans la peau d'un jeune toxicomane qui essaye de préserver sa dignité et celles de ses proches) En 2003 c'est un long métrage intitulé Au-delà de Gibraltar, qui est sorti en salles en Belgique, ces deux films ont été réalisés avec les moyens de bord continuent à être diffusé un peu partout en Europe et notamment en Afrique.

Wafin.be: Vous étiez co-scénariste du film et en même temps réalisateur, comment avez-vous acquis ces connaissances cinématographiques, alors que vous n'avez jamais suivi des cours de cinéma ?

Mourad Boucif : Quand vous êtes obligés de travailler dans des conditions difficiles, avec du matériel rudimentaire mais une équipe très motivée et très forte, de cette alchimie naît souvent une puissance immesurable.

Quand vous avez une foi importante que vous partagez avec un groupe, vous finissez toujours par y arriver, peut-être avec des maladresses techniques, cinématographiques, etc. Chose, que je ne renie pas aujourd'hui, mais pour moi ce n'est pas l'essentiel, l'important c'est qu'il y ait un message fort et puissant qui touche les gens. Les "gros moyens" sont des éléments qui peuvent perdre un projet, pas "la sueur" et "les tripes". De plus avec le temps et l'expérience, on finit par apprendre sur le terrain …

Wafin.be: Avez-vous effectué des stages auprès de certains réalisateurs, studios ou autres ?

Mourad Boucif : Non, c'est très difficile pour un travailleur social de faire des choses sur le côté. Par contre, comme par moment, il vous manque des réponses à des questions,… vous finissez par trouver des solutions qui peuvent parfois être plus intéressantes que celles que l'on peut vous apprendre dans des structures institutionnelles.

Wafin.be: Au-delà de Gibraltar a eu beaucoup de succès, notamment au niveau international, quel est le secret de sa réussite?

Mourad Boucif : Le film a été primé dans de grands festivals. Il sert notamment d'outil pédagogique dans le secteur de l'enseignement et de l'associatif. C'est un film qui vole aujourd'hui de ces propres ailes et nous en sommes tous très honorés. S'il y a un grand succès tant critique que public, c'est probablement parce qu'il y a eu un immense travail d'équipe… On nous a souvent dit que " nous n'étions pas de professionnels ". Mais pour moi, un professionnel, c'est quelqu'un qui a une maîtrise, une expertise qui connaît bien son travail. Dans l'équipe, nous avions des personnes qui ne venaient pas de la filière classique, mais qui étaient pour moi plus que des professionnels ! Parce qu'on travaillait beaucoup sur les improvisations, on n'écrivait jamais nos scénarios, nos dialogues…Sur le terrain c'était sans balise, sans repère, on ne savait pas toujours où on allait. Cette méthode consistait à laisser les personnages libres, ils devaient être eux-mêmes pour être créatifs… ; on voulait vraiment que ça vibre à l'intérieur d'eux. Par contre durant certains castings, il était très difficile pour des comédiens qui avaient une très grande expérience de rentrer dans l'histoire en improvisant. Je peux vous dire qu'une personne sans expérience et qui arrive à improviser et à tenir le récit durant des heures et des heures en provoquant des vibrations intenses. Ce type de personnes est à mes yeux quelqu'un de "puissant". L'apport des techniciens ayant une grande expérience a été également très bénéfique pour le projet.

Je reste donc convaincu que c'est un mouvement, un mécanisme conçut rationnellement et irrationnellement par des personnes ; c'est une alchimie qui a fonctionné parce que la dynamique "de faire de l'argent ou du profit" était à des années lumières de nous...

Wafin.be: Par après est venue cette idée de réaliser un film sur les tirailleurs Nord-africains … Racontez-nous la genèse du projet !

Mourad Boucif : Un jour, j'étais dans une conférence à Bruxelles, il y a 5 ou 6 ans, et une personne que je ne connais même pas m'a interpellé et m'a demandé de faire un film sur ces hommes venues d'ailleurs pour combattre la nazisme. Je suis tombé de très haut, je ne comprenais pas ce qu'elle me disait. Lors de la pause, après les débats, cette personne m'a expliqué que lors de la 2ème guerre mondiale, des milliers de Marocains et d'autres Africains sont venus se battre ici, dans des conditions très difficiles.

Ne trouvant pas de livres d'histoire qui relataient ces faits, j'ai commencé à chercher sur Internet, où j'ai trouvé notamment des récits de fils ou petits-fils de ces soldats, puis je me suis rendu compte qu'il y avait des centaines de milliers d'hommes qui avaient vraiment sacrifié leur vie, pour une cause qui à la base n'était pas la leur. Aujourd'hui, je sais qu'ils se sont rendus compte ultérieurement que c'était l'humanité qui était en danger. Une bonne majorité d'entre eux se sont fait embrigader de force, les Sénégalais se faisaient prendre dans des filets puis on les mettait dans des bateaux.

Quand j'ai commencé à découvrir les parcours tragiques de ces hommes, je me suis dit qu'il fallait absolument faire quelque chose. C'est comme ça que j'ai commencé à faire des repérages, qui continuent encore aujourd'hui, puis en parallèle j'ai commencé à écrire une histoire, un scénario ...

Wafin.be: Pour écrire le scénario, beaucoup d'enquêtes sur le terrain ont été nécessaires, notamment des rencontres avec ces anciens combattants, c'était capital …

Mourad Boucif : Sans aucun doute, si vous souhaitez retrouver des précisions, informations sur ces hommes, vous ne trouverez rien du tout, on n'a jamais trouvé des témoignages et images de cette époque, parce que tout simplement cela fait partie de la période sombre, de la période coloniale, et on sait tous que l'on n'a plus envie d'en parler, notamment le Gouvernement français via son Ministère de la Défense. Tout ça a été occulté parce que ce n'était pas à la gloire de la France, de " la Grande France " … Ce qui fait que j'ai été obligé de trouver des alternatives, dont la rencontre directe avec ces anciens tirailleurs eux-mêmes, qui malheureusement commencent à disparaître, cela fait plus de 60 que la guerre a eu lieu ! et la majorité des rescapés de ces grandes batailles ont aujourd'hui entre 80 et 90 ans. A la base, je suis parti avec l'idée d'une fiction, puis quand j'ai rencontré ces personnages très forts, qui ont vécu des moments très intenses, cela a beaucoup bougé à l'intérieur de moi.

Quand vous avez un vieil homme qui vous attrape par la main puis qui vous agrippe, qui ne vous lâche plus. Une personne qui est paralysé par manque de soins, qui ne parle même plus parce qu'il a été abandonné dans une petite cabane au fin fond du Maroc, dans la région désertique de Zagora, et que cette personne ne perçoit plus aucune indemnité. Quand vous avez cette personne qui vous fixe avec un regard sincère et puissant. Je peux vous certifier que vous ne repartez pas indemne ...

Wafin.be: C'est ce qui vous a poussé à faire le documentaire, qui est en quelque sorte le préambule de la fiction proprement dite qui est, quant à elle, en préparation ?

Mourad Boucif : C'est un long métrage documentaire de 1h 22 minutes, qui à été auto financé, qui sortira dans les salles le 8 novembre en Belgique, incha Allah.

Wafin.be: La fiction en elle-même est une grosse production, qui nécessite beaucoup d'argent, de moyens techniques et humains, et là vous avez eu beaucoup de sources de financement.

Mourad Boucif : Notamment la Communauté Française, la Communauté Flamande, le Centre Cinématographique Marocain (CCM), la Chaîne marocaine 2 M, en plus d'autres petites subventions. Je les remercie tous, car ils ont été très sensibles à l'urgence et à la nécessité de faire ce film.

Wafin.be: Où en êtes-vous dans l'état d'avancement du film ?

Mourad Boucif : Le montage financier est pratiquement terminé, le texte du scénario est co-écrit avec Luc Jabon qui est une personne que j'admire énormément. On aura en décembre, 3 mois de préparations avec un mélange de comédiens professionnels et d'amateurs, notamment le Marocain Rachid Ouali, le français Aurélien Recoing, puis il y a d'autres acteurs tout aussi prometteurs qu'excellents, tels qu'Hicham Slaoui, Abdeslam Arbaoui, Abdelkrim Qissi, Mourad Ouagli, Reda Chebchoubi, Siham Assif, Naïma M'Charki. Le tournage aura lieu au Maroc et en Belgique, incha Allah.

Wafin.be: Une question peut-être délicate, avec la sortie du film de Jamal Debbouz, on sait que les moyens ne sont pas les mêmes, on ne peut même pas comparer les deux productions, votre projet est en préparation depuis 6 ans à peu près, mais par manque de moyens il a mis du retard avant de se concrétiser. Le film de Debbouz sort le 25 septembre, alors que le tournage du vôtre n'a pas encore débuté. Quel est votre sentiment par rapport à cela ?

Mourad Boucif : Vous avez bien mis le doigt sur le manque de moyens, puis moi je ne me précipite pas. J'ai rencontré le réalisateur Rachid Bouchareb dans un festival, on a chacun appris qu'on faisait le film en même temps, on s'est revu le soir même et on a discuté, ça s'est bien passé, et ce que nous privilégions c'est de faire connaître cette parcelle d'histoire, il ne s'agit nullement de concurrence, ni de monopole ! C'est un fait historique occulté, on a pour mission et objectif de le dévoiler au grand public et c'est tant mieux. D'un autre côté, il est clair que Jamal Debouzze et Rachid Bouchareb ont eu beaucoup de moyens, à peu près 2 millions 500 euros, ce qui est énorme par rapport à notre budget.

Wafin.be: Pour résumer, quel serait le message du documentaire et du film ?

Mourad Boucif : Pour le documentaire, nous donnons la parole à ces personnes âgées que le Monde a oubliées. Ces hommes, âgés pour la plupart, en mauvaise santé, vivent à Bordeaux dans des foyers loin de leur famille. Des conditions déplorables pour toucher 50 euros par mois alors qu'ils vivent sur le territoire français. Le gouvernement français les a abandonnés parce qu'il ne veut pas les reconnaître en tant qu'anciens combattants. Ils sont donc arrivés par leurs propres moyens, notamment via la filière clandestine, pour réclamer leurs droits, notamment l'augmentation de leur pension qui a été gelée depuis l'indépendance de leurs pays respectifs, à partir de 1959. Depuis cette année, les anciens combattants marocains, africains en général et aussi asiatique (il ne faut pas les oublier), la pension est restée au stade de + ou - 45 euros par mois, parce que la France "revancharde", n'a pas accepté de céder ses colonies qui regorgeaient d'immenses richesses non seulement naturelles, mais humaines également.

Ces anciens combattants savent que c'est eux qui paient la rancune de la France ; ils sont à peu près quelques dizaines de milliers de Marocains, d'Algériens et d'Africains du centre de l'Afrique à réclamer leur droit ; dans le documentaire, partager leur douleur, comprendre leur histoire, leurs récits de vie terribles, ...

Actuellement plusieurs d'entre eux sont réduits à la mendicité. C'est scandaleux après l'apport, le sacrifice qu'ils ont offert à l'humanité… Malgré leurs souffrances, leurs dures réalités, ces personnes gardent la foi et restent dignes. Cette attitude noble m'a vraiment marqué au fer rouge…

Une histoire faite de souffrances, de douleurs et de tragédies.

Malgré l'exploitation, le mépris, l'humiliation, ces hommes qui ont fait l'histoire nous offrent une grande leçon d'humanité. Vous savez ces personnes sont en train de disparaître. Il est pour nous fondamental de préserver et d'immortaliser leur mémoire. Ce dont nous avons besoin c'est aussi un travail scientifique, un travail d'histoire, car la mémoire est selective, elle bouge avec le temps et finit par disparaître, l'histoire reste préservée et ne peut être occultée. Mais aujourd'hui nous devons tous lutter contre cette falsification qui domine encore aujourd'hui dans les manuels scolaires, les grandes commémorations "spectacles". Il faut que ces anciens puissent partir dans la dignité et la sérénité ...

Wafin.be: Vous continuez donc vos activités associatives, en parallèle vous poursuivez votre œuvre cinématographique, vous comptez mener pendant longtemps ces deux activités en même temps, ou songez vous à vous consacrer uniquement au cinéma ?

Mourad Boucif : En ce qui me concerne, le cinéma est un outil, ce n'est pas une finalité, c'est un outil qui me passionne énormément. C'est loin d'être un métier, mais plutôt un univers qui grandit de jour en jour. J'ai besoin de rester dans l'associatif, sur le terrain parce que c'est mon terreau, c'est là où je puise ma force et mon inspiration de tous les jours, c'est mon cordon !

Wafin.be: Un mot de la fin ?

Mourad Boucif : Je remercie avant tout wafin.be … Puis, j'aimerais insister sur le fait que nos films et œuvres vivront certainement longtemps, mais pour ce faire il faudra qu'on en parle, que des réseaux puissent les diffuser. Heureusement, qu'il y a encore des espaces qui diffusent de l'information sans être censuré ! "L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance".

Une partie des recettes du film sera octroyée à la cause des anciens combattants. Je vous invite à soutenir la cause de ses oubliés de l'histoire. Toute initiative, même modeste peut-être fructueuse ; signer des pétitions sur le net, organiser une conférence, immortaliser leur témoignage ... Ces personnes seront présentes durant le début du mois d'octobre et le début du mois de novembre 2006. Si vous souhaitez les rencontrer notamment autour du film la couleur du Sacrifice. Vous pouvez joindre notre association qui organise les animations. Je voudrais terminer si vous le voulez bien sur quelques mots de mon ami Mohamed :

C'est le monde qui doit nous être reconnaissant.
Si le Nazisme avait triomphé, que serions-nous aujourd'hui…

Mohamed El Mechti (ancien Combattant marocain/20 mai 2006)

La Couleur du Sacrifice, un film de Mourad Boucif.
Produit par les films de Nour :Vanessa Brichaut, Mourad Boucif.
Co-produit par l'Archipel :Denise Vindevogel; Dérives :Luc et Jean-Pierre Dardenne; Wip : Christine Pirreaux
Arts Universel : Reda Chebchoubi, Jamal Garondo
Almoravide production : Ismaël Mourabit

Sortie nationale le 8 novembre 2006

Infos Asbl la Source
3 av. Jean de la Hoese, 1080 Bruxelles
tél/fax 02 411 59 29
Email : lacouleurdusacrifice@yahoo.fr

     

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